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Journée d'une bernardine

 

 

La vie monastique est une réponse à un appel particulier de Dieu à chacune des sœurs. « Suis-moi » : cet appel, maintes fois répété dans l’Évangile, se répercute à travers toute l’histoire depuis 2000 ans. Encore aujourd’hui, Dieu appelle des jeunes à tout quitter pour le suivre, Lui. Parmi les multiples formes de vie consacrée présentes dans l’Église, certains sont appelés plus spécialement à se retirer du monde pour se tenir en présence de Dieu et intercéder pour tous les hommes.

Les sœurs bernardines mènent la vie contemplative selon la Règle de saint Benoît, dans le sillage de la tradition cistercienne.

 

Pour saint Benoît, le premier « travail » du moine et de la moniale est l’office divin, prière qui réunit les sœurs à intervalles réguliers, de l’office de nuit – Matines – jusqu’au dernier office du jour – Complies. Le cœur de l’office liturgique étant la Messe quotidienne de 6h45.

 

À chaque office, les moniales se tiennent devant le Seigneur, présent dans le tabernacle, pour le louer, lui rendre gloire et prier pour le salut du monde.

 

 

 

 

 

Les sœurs réservent également chaque jour un temps à la lectio divina, lecture de la Bible et de livres qui les guident et les éclairent dans leur recherche de Dieu. La lectio divina dispose à la prière et soutient la vie d’union à Dieu.

 

La prière personnelle à l’église, l’oraison, où chaque sœur retrouve Celui à qui elle a donné sa vie, est une rencontre personnelle avec le Christ, cœur de la vie monastique. Les sœurs passent du temps à l’église pour intensifier ces liens avec le Christ et lui confier ceux qu’elles portent dans le cœur.

 

Ces piliers de la journée monastique – prière et lecture – forment un ensemble harmonieux et équilibré avec le travail et prennent ainsi corps dans l’ordinaire de la vie quotidienne.

 

 

 

 

Selon saint Benoît, le moine doit vivre du travail de ses mains. À Chambarand, la communauté a pu développer un laboratoire de produits cosmétiques en collaboration avec l’abbaye trappiste de Novy Dvur, en République tchèque. Mais le travail, c’est également tous les impératifs de la vie commune : cuisine, ménage, lessive, comptabilité, etc., sans oublier les activités en extérieur : potager, jardins, verger…

 

La vie commune, chère à la tradition bénédictine et cistercienne, est à la fois pour chacune un soutien et une occasion d’efforts personnels, inhérents à toute vie chrétienne. Ainsi, les sœurs vivent en commun la majeure partie de leurs activités, prennent leurs repas au réfectoire, font la lectio dans une salle commune de lecture, le scriptorium, dorment en dortoir, travaillent ensemble... Cette vie commune est vécue dans un climat de silence, sur un fond de bonne humeur et de joie.