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Notre-Dame des grâces
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En juin 2003, la statue de Notre-Dame des grâces est venue élire domicile parmi nous. Son histoire est belle. Comme un vieux conte d’autrefois...
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Une belle histoire...
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« Au commencement du XVIIème siècle, sur la montagne qui domine le gracieux village de Varces ( à une vingtaine de kilomètres au sud de Grenoble ), vivait un pieux ermite, dont la principale occupation était de louer la Reine du Ciel et d’appeler les bénédictions de Dieu sur les laboureurs qui traçaient leurs sillons dans la vallée. Il possédait un petit troupeau qu’il menait paître dans les bois ; mais les soins qu’il lui donnait ne l’arrachaient pas à sa méditation. Un soir, tandis que, selon sa coutume, il priait à l’entrée de sa grotte, la Reine du Ciel lui apparut et lui demanda de sculpter ses traits. L’ermite avait en Marie une confiance filiale : il ne se récusa pas. Dès le lendemain, il se mettait à l’œuvre. Un noyer répandait son ombre sur le versant de la montagne, il l’abattit à grand’peine, et se prit à l’équarrir avec son couteau. On ignore le temps qu’il passa à préparer le bois, à modeler la statue. Il travaillait en gardant son troupeau et en contemplant Marie. Les joies qu’il goûtait étaient si vives que les journées pouvaient succéder aux journées, les mois aux mois, les années aux années : il ne s’en apercevait pas. Quant la statue fut achevée, la Reine du Ciel lui ordonna de la porter à Grenoble, au couvent des Bernardines de Ste-Cécile, où elle voulait être honorée d’un culte spécial. Sans doute, le pieux ermite ne quittait guère sa solitude, car, lorsqu’il eut reçu cet ordre, il se demanda avec anxiété où était situé ce couvent et qui pourrait l’y conduire ? Mais Marie avait commandé le travail, Marie avait posé sous le regard ravi de son humble serviteur, Marie voulait être honorée d’un culte spécial, au couvent des Bernardines. A elle donc, à elle seule de pourvoir à toutes les difficultés, à tous les besoins du voyage. Après l’en avoir priée, le pieux ermite, certain d’être exaucé, lia fortement la statue sur le dos de son âne et partit. L’âne ne connaissait aucune route, cependant il prit celle de Grenoble, et quelques voies qui s’ouvrissent, soit à droite, soit à gauche, il n’en dévia jamais. Arrivé dans l’enceinte de la ville, il longea plusieurs rues, traversa une ou deux places et s’arrêta non loin de la cathédrale, dans une cour, dont il ne fut pas possible de le faire sortir : c’était la cour du couvent des Bernardines.(…) Les religieuses accueillirent l’ermite avec bonheur, écoutèrent avidement ses récits et élevèrent la statue sur un piédestal, à l’endroit même où l’âne s’était arrêté. (…). Quelques habitants de Grenoble, instruits de l’arrivée dans leurs murs de cette statue si miraculeusement faite, vinrent au Couvent demander des prières et obtinrent tant de faveurs par l’intermédiaire des religieuses, qu’ils se plurent à l’orner de leurs ex-voto. On la nomma bientôt Notre-Dame des Grâces, et de l’année 1637, où l’ermite l’avait apportée, à l’année 1792, la Reine du Ciel ne cessa de bénir et de consoler ceux qui l’invoquaient sous ce titre si doux à son cœur. La révolution arracha les religieuses à ce monastère qu’elles aimaient ; mais elle n’enleva que momentanément la Vierge miraculeuse aux fidèles de Grenoble. Chargée de son précieux fardeau, Sœur Pauline, une fervente religieuse se réfugia à Varces, où sa sœur Eléonore, entrée fort jeune au couvent des Ursulines, la rejoignit après avoir passé de longs mois sous les verrous. Toutes deux ne cessèrent pendant les jours d’épreuve d’entourer la statue de N.-D. des Grâces de leurs pieux hommages et de leurs soins ; et lorsque l’humble bernardine mourut, ce fut en la léguant à sa sœur, l’énergique ursuline. Mme Eleonore ne tarda pas à la rapporter à Grenoble ; toutefois, elle ne put la rendre à sa chapelle (…). Tout était tombé sous le règne de la Terreur. Il fallait tout relever. L’Ursuline n’avait que son cœur, que ses bras à offrir aux œuvres de Dieu : (…) elle réunit autour de N.-D. des Grâces quelques-unes de ses compagnes et ouvrit une école. Les élèves vinrent en si grand nombre qu’on dut, quelques années après, les transférer au monastère de Sainte-Marie-d’en-Haut.La statue miraculeuse y fut porté. Elle y est encore. Dieu veuille qu’elle y soit toujours l’objet de la vénération des religieuses, des élèves et de tous ceux qui invoquent la Reine du Ciel et vont prier au pied de son autel. »
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Arrivée à Chambarand...
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A la fermeture de leur communauté de Grenoble en 2003, les religieuses ursulines nous proposèrent d’accueillir Notre-Dame des grâces à Chambarand… Nous cherchons actuellement comment lui donner la place qui lui revient dans notre église rénovée. Pour que soient encore nombreux ceux et celles qui viendront lui confier leurs soucis et leurs joies.
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